CONSEILS D’UNE MÈRE À SA FILLE

 Sophie, Ma fille, j’ai remarqué que de plus en plus tu « tries » les hommes car tu veux un homme à la fois beau, charmant et riche en même temps, parce que tu estime que tu es  jeune et belle. Oui je sais tu es belle et je comprends un peu ta réaction car je vois beaucoup d’hommes qui te courtisent. Je ne peux m’empêcher de sourire un peu car moi aussi, ta mère, j’ai connu ça.

Je ne connais pas tout de la vie ma fille, mais ma petite expérience me fait te dire qu’on ne batit pas une relation à deux sur les apparences;

Tu sais, Sophie comme les voitures, les villas, les bijoux, l’argent peuvent finir avec le temps.  De même, ton beau corps vieillira avec le temps et le poids de l’âge.

Oui, je pense que  dans une vingtaine d’années, tu n’auras plus la même pensée. En ce moment là , tu souhaiteras moins avoir un homme trop mignon  qu’un mari qui te respecte et qui te valorise.

 Ma fille aime celui qui est prêt à tout pour toi, avec le temps tu l’aimeras… car nous les femmesDieu nous a donné la facilité d’aimer.
♡ N’insulte pas et ne méprise pas un homme simplement parce que tu ne vois pas ton futur avec lui. Car demain cette meme personne peux te rendre service d’une autre maniere.
♡ Dois franche et sache ce que tu veux. Si tu ne l’aimes pas n’accepte pas tout le temps ses présents. Ne ne lui donne pas de faux espoirs… ne le blesse pas avec des mots médiocres, garde ton silence , il comprendra avec le temps et s’en ira de lui même. Mais avec de bon souvenir…
Le silence en dit long, c’est une autre forme de réponse.
♡ La femme qui veut toujours avoir le dernier mot avec son mari n’est pas sage. La maison n’est pas un tribunal.
♡ La femme qui utilise le sexe comme une arme dans la maison (embargo, se coucher en short-jean ou pantalon), manque de sagesse. Elle prépare le terrain à une autre….
♡ La femme qui utilise les tendances modernes et les « droits des femmes » pour insulter ou ridiculiser son mari est tout simplement folle.
♡ Une femme qui fait de sa maison un enfer, avec des querelles constantes a besoin d’aide. Un homme doit être impatient de courir loin de bureau pour être à la maison, parce que c’est censé être l’endroit le plus sûr et le plus adorable sur terre pour lui.
♡ L’égalité dans le mariage ne signifie pas la concurrence. Cela signifie simplement: partenariat. Profiter de cette égalité pour essayer de devenir la cheffe de la maison et opprimer son mari, revient à jouer avec le feu. Si tu détruis ta maison, bientôt tu seras la patronne d’une maison vide.
♡ Une femme sage fait de telle sorte que l’homme se sente à l’aise pour assumer son rôle de chef. Une fois qu’il obtient ce sentiment, la femme exerce doucement sa puissance car la tête tourne à l’endroit où va le cou.
♡ Prie beaucoup Dieu et véhicule Ses valeurs… Mets Le au centre de ton foyer. Prie pour être la force et le soutien dont ton époux et tes enfants ont besoin.
♡ Une femme qui ne se sépare pas de l’influence et des mauvais conseils de ses amis ou du contrôle de ses parents, ne peut que blâmer elle-même.
♡ Ma fille soit sage… garde ta maison comme un Trésor, Ton époux comme un Roi, Tes enfants comme des Princes et Princesses et Tu seras une Reine.
( Aime … Commente et Partage sur ton mur …. Tu pourrais sauver quelqu’un (e).
Soit beni (e)

Procès BGAGBO: Sam L’Africain refuse de jeter l’infamie sur son nom

 
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L’affaire BGABGO du nom du Président de la Côte d’Ivoire transporté manu militari par l’Etat Français pour la CPI à la Haye non sans avoir bombardé le palais présidentiel pour l’en déloger  a connu un nouveau niveau dans sa dramaturgie ce 07 Mars 2016 à l’occasion de la comparution d’un des témoins à charge en la personne de Mohamed Sam Jichi dit Sam l’Africain.  les extraits de son témoignage m’ont fait penser à l’auteur Franck Fanon lorsqu’il disait que « chaque génération doit découvrir sa mission, la trahir ou l’accomplir ».
En effet, contre toute attente l’ex membre de la galaxie patriotique à plutôt disculpé les deux prévenus lors de son audition, au grand désarroi du procureur adjoint Mac Donald. Ce dernier a même révélé que ce que Sam L’Africain avait confié en octobre 2011 au bureau du procureur en Côte d’Ivoire était contraire à ce qu’il déclarait à la barre.

« Je ne sais pas si on a affaire à un témoin hostile dont il faut rafraîchir la mémoire sur ce qu’il a dit en octobre 2011 », a indiqué le substitut de Fatou Bensouda.

Pour sa part, Sam l’Africain a déclaré être à la Haye pour dire sa part de vérité sur la crise ivoirienne au nom de toutes les victimes et ce sans coloration politique.

« Je suis ici pour dire ma vérité au nom de toutes les victimes de la Côte d’Ivoire sans exception, ni coloration politique », a déclaré le président de la Nouvelle alliance de la Côte d’Ivoire pour la Patrie (NACIP), avant d’ajouter.

«Le président Laurent Gbagbo est un père pour moi. La France est le père fondateur de la crise…Le président Laurent Gbagbo a choisi le Burkina pour les accords parce-que le problème venait du Burkina », et de souligner.

« « Ya rien en face…c’est Maïs » ou « On Gagne, Ou on Gagne  » étaient de simples slogans, on était en campagne et chacun donnait son slogan pour se mettre en confiance et s’égailler et que ça n’avait rien à voir avec un slogan violent ou pour indiquer que Gbagbo ne céderais pas le pouvoir s’il perdait les élections. »

En attendant la suite du procès, c’est un vrai camouflet pour l’accusation qui avait misé sur ce proche de Laurent Gbagbo pour l’incriminer.

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De quoi est il question? En un mot comme en mille, un témoin à charge est une personne qui vient confirmer la position de l’accusation et donc qui vient dire que celui qui est accusé ne dit pas la vérité. Pour le faire, il faut avoir été soit acteur soit observateur direct des événements faisant l’objet du procès. Mais il peut arriver qu’une accusation « fabrique » de « faux » témoin à un procès. c’est ce qui semble le cas dans l’affaire BGAGBO où depuis plus de cinq ans, la procureure Ben Souda n’arrivait pas toujours à produire et les pièces et les témoins « véritablement »  charge contre BGAGBO et Blé Goudé.
Avec la comparution du premier témoin à charge en la personne de SAM JICHI, les pro et contre BGAGBO étaient sur le point de se mettre quelque chose sur la dent. Grande a été la surprise du monde entier quand ce premier témoin au lieu de charger les accuser, les a plutôt disculpés comme s’il avait subitement découvert la portée de son témoignage, la mission que la providence lui demandait d’accomplir.
Qui parmi nous n’a jamais menti ou n’a jamais accepter de mentir pour des intérêts personnels? J’ai envie de dire personne ou alors c’est très très rare.
 
Mais accepter de mentir en mondovision et faire entrer son nom dans l’histoire comme quelqu’un qui a pris le camp du mensonge et donc du mal, du mauvais, seul le diable incarné peut le faire car si on peut jouir des fruits d’une telle forfaiture pour un moment, il est sur que de votre vivant vous le payerez d’abord ( voir compaoré) avant de le payer encore en enfer. Même l’argent qu’on vous aurez donné pour ce crime, vos descendants ne pourront pas en profiter ( voir mobutu et les autres).
Quand on se rappelle le tollé que son transfert à la Haye a crée, on pouvait déjà se douter de l’issue de son témoignage car un témoin véritable n’a pas peur d’aller témoigner; Sam ne voulait pas être emmené à la CPI et y a été embarqué de force nuitamment; Une pratique qui semble être le mode opératoire dans l’affaire CPI contre BGAGBO.
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L’histoire de Sam l’Africain, témoin à charge contre Bgagbo et Blé Goudé nous montre comment l’Homme doit prendre son destin en main et refuser l’infamie. Il est clair que si ce Monsieur est cité comme témoin dans l’affaire Bgagbo, c’est que le camp Ouattara l’a payé pour mentir et lui a versé beaucoup d’argent.
Il est tout de même curieux de constater que l’accusation n’a pu trouver ses « témoins » que chez les pro BGAGBO ou les anciens partisans de celui ci. A côté de SAM,on peut aussi citer le général MANGOU, ancien chef d’etat major du gouvernement GBAGBO en 2011,  aujourd’hui ambassadeur dans le gouvernement OUATTARA. Il est d’autant curieux de voir ce Monsieur resurgir dans cette affaire plutôt comme témoin et de voir Blé Goudé à la CPI comme accusé. Nous nous rappelons encore les images de ce MANGOU entrain haranguer les foules et les jeunes avec Blé Goudé et on se demande qui des deux pouvait facilement disposer des armes en vue de les distribuer aux jeunes si jamais l’accusation réussit à prouver que les jeunes pro BGAGBO étaient armés? Il ne fait aucun doute que seule l’armée en disposait. Notre propos est moins de dire que ces jeunes étaient armés que d’étaler l’incongruité de voir aujourd’hui MANGOU comme témoin alors qu’en sa qualité de chef d’État major, il agissait comme une institution  et ne peut pas dédouaner sa responsabilité sur le chef de l’État ou sur l’obéissance à l’autorité car si l’obéissance à l’autorité est un devoir pour un homme qui plus est un homme en tenue, on peut lui opposer son droit de refuser d’obéir à un ordre manifestement illégal à moins qu’il ait agi avec un excès de zèle manifeste et dans ce cas, il devra répondre de ses actes.
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Kem Djo
 

Littérature : Imbolo Mbue, « Emke » sa 1e nouvelle en attendant certainement le best seller

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Passionné d’ecriture, je me suis permis de traduire la première nouvelle de cette Camerounaise dont on dit du bien pour avoir un aperçu de sa plume et vous en faire partager.  Toutefois, concernant son livre à paraitre (Avril 2016):  « Les débuts de l’affaire remontent à octobre 2014, lors de la Foire du livre de Francfort où s’achètent et se vendent les droits d’édition entre maisons, agents littéraires et auteurs. La nouvelle fait alors l’effet d’une petite bombe : Random House aurait acheté pour un million de dollars les droits du premier roman d’une Camerounaise de 33 ans. Du jamais vu. Le vendeur, c’est l’agence Susan Golomb. Le livre, qui n’a pas encore été publié, a pour titre provisoire The longings of Jende Jonga.  Evidemment, c’est une pure merveille. Chez Random House, David Ebershoff déclare qu’il est écrit avec « une dose égale d’intelligence, d’empathie et de talent ». Pour l’agent Susan Golomb, l’auteur « a dépeint des personnages parmi les plus délicieux et rafraîchissants de la littérature contemporaine, avec tous leurs espoirs, leurs désirs et leurs déceptions ». Les comparaisons sont dores et déjà flatteuses, sans que personne ou presque n’ait jamais pu lire une ligne du livre : on évoque la Nigériane Chimamanda Ngozi Adichie et la Bengalie Jhumpa Lahiri. Mbue ferait partie de la « nouvelle génération d’écrivains africains récemment découverts » comme NoViolet Bulawayo, Teju Coleet Dinaw Mengestu, rien que ça. »

Lisons

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Emke

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C’est une maladie du sang, lui dit le docteur.

Il ne posa pas beaucoup de questions – il savait à propos de la maladie plus que certains qui venaient se faire soigner. Il savait que le sang est la rivière du corps et avec sa contamination, son corps pourrait bientôt se ratatiner et mourir comme les plantes sur la berge d’une rivière asséchée. Il savait cette vérité et pourtant il n’a pas montré une grande tristesse à la nouvelle, seul un optimisme fragile. Bolow et moi sommes restés à ses côtés ces premiers jours, regardant comme des experts réputés en deux, trois et parfois assez pour former une demi-lune  venaient autour de lui. Ils lui ont posé des questions au sujet de son appétit, son sommeil, ses excréments. Ils lisaient des notes dans son tableau, écoutaient les battements de son corps, chuchotaient les uns aux autres, et quittaient de la chambre la tête baissée. Les médicaments que les infirmières ont mis dans son bras et son dos à travers ses veines l’ont assoupis mais son sommeil était léger, se terminant quand il s’éveilla en chaleur et transpirant des cauchemars alimentés par trop de produits chimiques pompés dans son corps. Après qu’il s’essuyait, il nous disait à propos de ses cauchemars. Dans l’un, une main sans corps lui avait donné un verre de sang, qu’une voix de bébé lui demandait de boire d’une gorgée. Dans l’autre, il a vu sa tête sur un plateau se moquant de lui. Au cours de quelques semaines, il devint maigre puis squelettique. Ses amis se sont rangés à ses côtés gardant son moral haut et il garda les leurs élevés aussi. Quand nous quittions  sa présence, nous pleurions de voir sur ce lit un homme dont l’esprit et l’âme étaient bien mais dont le corps apparaissait avoir perdu la moitié de son contenu.

Il fit une règle pour tous ceux qui venaient lui rendre visite : pas de pleurs. De quoi pleurez-vous, il nous demandait avec un court rire. Oui, de quoi pleurons nous, nous nous demandions. C’était Emke, après tout. Il allait devenir un guérisseur pour d’autres. Pourquoi ne pourrait-il pas se guérir lui-même? Il voulait devenir docteur parce qu’il était certain que donner à quelqu’un une bonne santé c’était lui donner un motif de continuer à vivre. La bonne santé pour tous, il disait toujours, est ce dont l’Afrique a le plus besoin. Le discours sur l’avenir de l’Afrique reposant sur l’institution des démocraties exemplaires l’amusait. Ce fantasme des idéologies de l’ouest ne prendra jamais racine parmi notre peuple, il disait souvent. Pour lui, tous les hommes n’étaient pas égaux donc tous les votes ne devraient pas emporter le même poids. Parce que les vieux sont plus sages que les jeunes, on devrait donner à leurs votes plus de poids. Parce que les riches sont plus puissants que les pauvres; on devrait considérer leur votes plus puissants. Est-ce que tout ceci ne devrait pas être admis et intégré dans un tableau, argumentait il toujours. Et qu’en est-il des lignes tribales qui traversent les pays africains trop petit pour tous les supporters ? De telles lignes poussent les électeurs à choisir les candidats non pas sur le mérite de leur intellect mais sur la conviction qu’avoir un leader de sa tribu était un sûr moyen pour obtenir les routes des villages ancestraux bitumées, et qui ne voudrait pas cela ? L’hypocrisie de l’ouest, il s’en moquait. Dans quelle planète les hommes sont-ils égaux ? Même en Amérique, ce grand pays, cette nation parfaitement démocratique, les riches sont élevés au-dessus des pauvres et la jeunesse est célébrée par-dessus les âges. Ainsi, non, il dirait, ce que nous avons besoin de retour à la maison, ce n’est pas quelques absurdes idées importées de gouvernement mais la chance de vivre en bonne santé et de nous gouverner nous-mêmes comme ça nous convient.

Ah, Emke, formidable Emke.

Nous ne saurons bientôt la vie sans lui, nous nous sommes dits.

 Nous nous convainquîmes  que cette maladie était juste une aberration passagère, et il a convaincu ses parents pareillement. Il leur a dit de rester à la maison et attendre qu’il vienne à les visiter après sa sortie d’hôpital. Peut-être par l’espoir que seuls les parents ont, l’espoir que leur progéniture leurs survivront, ou peut-être parce qu’ils lui faisaient confiance, ils sont restés en Afrique et ont raté leur chance de le voir combattre cette maladie méprisable.

Mais je ne pouvais manquer une chance.

J’etais avec lui chaque heure libre que j’avais. Je m’asseyais sur la chaise à sa gauche et le dévisageait endormi, attendant que ses yeux s’ouvrent à nouveau. Quand ils s’ouvraient, je lui disais qui était venu le voir, et quels souhaits et présents ils lui avaient apportés. La plupart du temps, il hochait simplement  la tête et se rendormait de retour dans ses rêves à glacer le sang. Les jours où il restait éveillé, nous parlions à voix basse à propos de sujets fragiles : les chaussures violettes qu’un médecin portait, le mauvais goût de la nourriture de l’hôpital, la nouvelle coupe de cheveux de Bollow. Sa maladie était assise entre nous comme un feu de forêt d’août, brulant. Avec chaque coup d’œil sur lui, mon cœur s’agrandissait, submergé de la beauté qu’il était même dans son état de laideur. Il me tardait de le saisir et de le retenir et lui demander de me prendre avec lui s’il devait partir. D’autres fois, j’aspirais à m’enfuir avec son corps diminué et le guérir par un moyen que je croyais seul pouvoir. Toujours, je souhaitais qu’il me verrait assis à côté de son lit et ressentir quelque chose de différent à mon égard—quelque chose comme ce que je ressentais à son égard – mais je pouvais voir sur ses yeux fermés qu’il n’y était plus. Je n’avais pas à me plaindre de lui. La femme qui pouvait lui exiger  en sa qualité propre ne pouvait être assise qu’en Sierra Leone et attendre les nouvelles de son rétablissement

Il n’y aurait pas de telles nouvelles, car il est mort dans son sommeil au cours d’une nuit pluvieuse. Je m’étais réveillé ce matin grelottant d’un rêve dont je ne me souviendrais jamais. Sur le trajet en bus de l’école au travail et du travail à l’hôpital, je regardais la pluie qui descendait, contente d’elle-même. Lorsque je suis entré dans sa chambre, il n’y était pas. Pendant un bref moment, j’ai pensé que je l’ai vu flottant au-dessus de son lit, mais la seconde suivante il n’y était plus. Alors que je marchais vers la station des infirmières pour demander à quelqu’un où il pourrait être, j’ai vu Bolow courir dans le couloir, les mains sur la tête, la bouche grande ouverte.

Disparu! Disparu!

Quoi? Qu’est-ce que tu veux dire, Bolow ?

Emke nous a laissé ! Emke est parti!

Un an plus tard, je le voyais encore dans mes rêves, me disant ce que j’aurais souhaité qu’il me dise dans la vie ; me tenant la façon dont j’aurais souhaité qu’il me tienne. À la fin de chaque rêve, il quitte pour commencer un voyage vers un pays où tout est fait d’eau. Je vois le pays à une distance, qui coule éternellement. Je cours après lui, mais il se transforme en eau et est avalé par le pays. Je me réveille de ces rêves et mon lit est mouillé. Je pleure mais les larmes ne sont pas aussi cru que ceux que j’ai pleuré le jour où je l’ai vu dans un cercueil sans fioritures dans une maison funéraire à Harlem. Ce fut ma dernière chance de le retenir, mais tout ce que je pouvais faire était de tomber sur mes genoux.

Son père est venu prendre son corps pour le village de ses ancêtres à cinquante miles à l’extérieur de Freetown. Bolow et moi sommes allés avec lui à l’aéroport. À l’arrière de la voiture funéraire, Emke était congelé avec un sourire, vêtu d’un costume, qu’il n’aurait jamais choisi pour lui-même, emballé dans une glacière pour le voyage à cinq pattes. Je voulais saisir la main de Bolow et y sangloter chaque fois que nous conduisions en passant devant un lieu où lui et moi avions visité avec Emke, mais tout ce que je pouvais faire était d’essuyer mes yeux et mon nez avec l’ourlet de ma veste. À ma droite, le père d’Emke assis regardant aussi perdu que mon grand-père avait regardé ce jour par l’océan quand nous avions enterré mon oncle. Je voulus lui dire  que mon grand-père avait survécu à l’enterrement de son seul enfant. Je voulus lui dire que sûrement lui aussi survivra la mort de Emke, mais je ne le pus pas. Les fractures de cœur sont de bien différentes façons et la méthode de guérison diffèrent d’un humain à un humain. Parfois, il n’est pas possible de survivre à une  souffrance telle que ceci.

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Imbolo Mbue est une écrivaine camerounaise vivant à New York City. Cette histoire est son premier ouvrage publié . Son premier roman , les désirs de Jende Jonga , paraitra à travers Random House en début 2016 .

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EMKE

It is a disease of the blood, the doctors told him.

He didn’t ask many questions—he knew about the disease more than some who came in to treat him. He knew that blood is the river of the body and with his being contaminated, his body might soon shrivel up and die like plants on a dried river bank. He knew this truth and yet he showed no great sorrow at the news, only a frail optimism. Bolow and I stayed by his side in those first days, watching as esteemed experts came in pairs and threes and sometimes enough to form a half moon around him. They asked him questions about his appetite, his sleep, his excrements. They read notes in his chart, listened to the beatings of his body, whispered to each other, and left the room with their heads down. The medicine, which the nurses put in through veins in his arm and back, made him drowsy but his sleep was light, ending when he awakened hot and sweaty from nightmares fueled by too many chemicals pumped into his body. After he had toweled off, he would tell us about the nightmares. In one, he was given a glass of blood by a hand without a body, and asked by a baby’s voice to drink it all in one sip. In another, he saw his head on a tray, laughing at him. Over the course of a few weeks, he became lean, then skeletal. His friends filed in and kept his spirits high and he kept theirs high too. When we left his presence we cried, for we saw on that bed a man whose mind and soul were well but whose body appeared to have lost half its contents.

He made a rule for all who came to visit him: no crying. What are you crying for, he would ask us with a short laugh. Yes, what are we crying for, we would ask ourselves. This, after all, was Emke. He was going to be a healer of others. Why would he not heal himself? He wanted to become a doctor because he was certain that to give a man good health was to give him a life worth continuing. Good health for all, he always said, is what Africa most needs. The talk about the future of Africa resting on the institution of exemplary democracies amused him. Such fancy Western ideologies will never take root among our people, he often said. To him, all men were not equal and so all votes should not carry equal weight. Because the old are wiser than the young, their votes had to be given greater weight. Because the rich are more powerful than the poor, their votes had to be seen as mightier. Shouldn’t all this be admitted and tabulated, he always argued. And what about the tribal lines that run across African countries too small to bear them all? Such lines push voters to choose candidates not on the merit of their intellect but on the belief that having a leader from one’s tribe was a sure way of getting the roads to ancestral villages tarred, and who wouldn’t want that? The hypocrisy of the West, he would scoff. In what planet are all men equal? Even in America, this great country, this perfectly democratic nation, the rich are elevated over the poor and youth is celebrated over age. So no, he would say, what we need back at home isn’t some absurd imported idea of government but a chance to live in good health and govern ourselves as we see fit.

Ah, Emke. Marvelous Emke.

We will not soon know life without him, we told ourselves. We convinced each other that his disease was only a passing aberration, and he convinced his parents likewise. He told them to stay home and wait for he would be coming to visit soon after his release from the hospital. Perhaps out of the hope which only parents have, the hope that their offspring will outlive them, or perhaps because they trusted him, they stayed in Africa and missed their chance to watch him battle that despicable illness.

But I couldn’t miss any chance.

I was with him every free hour I had. I sat on the chair to his left and stared at him as he slept, waiting for his eyes to open again. When they opened, I told him who had come to see him, and what wishes and gifts they’d brought for him. Most times he simply nodded and went back to sleep, back to the place of the bloodcurdling dreams. On the days when he stayed awake, we spoke in whispers about flimsy subjects: the purple shoes one doctor was wearing, the tastelessness of the hospital food, Bolow’s new haircut. His disease sat between us, like an August forest fire, burning away. With every glance at him my heart enlarged, overcome at the beauty he was even in his state of ugliness. I longed to grab him and hold him and ask him to take me with him if he must go. Other times I yearned to run off with his shrinking body, and heal him in a way I believed only I could. Always, I wished he could see me sitting by his bed and feel something different towards me—something close to what I felt towards him—but I could see even on his closed eyes that it was not there. I had no claim to him. The woman who could claim him as her own could only sit in Sierra Leone and wait for news of his recovery.

There would be no such news for he died in his sleep on a rainy night.

I had awoken that morning shivering from a dream I’ll never remember. On the bus ride from school to work and from work to the hospital, I watched the rain coming down, content with itself. When I entered his room, he was not there. For a brief moment I thought I saw him floating over his bed, but the next second he was there no more. As I was walking towards the nurses’ station to ask someone where he might be, I saw Bolow running down the corridor, his hands on his head, his mouth wide open.

Gone! Gone!

What? What do you mean, Bolow?

Emke has left us! Emke is gone!

A year later and I still see him in my dreams, telling me what I wished he’d told me in life; holding me the way I wished he’d held me. At the end of every dream he leaves to start a journey towards a country where everything is made of water. I see the country in a distance, flowing eternally. I run after him but he turns into water and is swallowed by the country. I wake up from these dreams and my bed is wet. I cry but the tears are not as raw as the ones I cried on the day I saw him in an unadorned casket at a funeral home in Harlem. That was my last chance to hold him but all I could do was fall on my knees.

His father came to take his body to his ancestral village fifty miles outside Freetown. Bolow and I went with him to the airport. In the back of the funeral-home car, Emke lay frozen with a grin, wearing a suit he would never have chosen for himself, packed in an ice box for the five-legged journey. I wanted to grab Bolow’s hand and sob into it whenever we drove past a place he and I had visited with Emke, but all I could do was wipe my eyes and nose with the hem of my jacket. To my right, Emke’s father sat looking as lost as my grandfather had looked that day by the ocean when we buried my uncle. I wanted to tell Emke’s father about my grandfather, that he had survived burying his only son. I wanted to tell him that surely he too will survive Emke’s death, but I didn’t. The heart fractures in many different ways and the method of healing differs from human to human. Sometimes it is not possible to survive a suffering such as this.

Imbolo Mbue is a Cameroonian writer living in New York City. This story is her first published work. Her debut novel, The Longings of Jende Jonga, will be out from Random House in early 2016.

Nollywood, second plus grand employeur au Nigeria après l’agriculture

Nollywood

Nollywood : une hausse de la demande de films en streaming d’ici 2018

Chaque semaine, Nollywood produit 50 films de différents budgets. Avec ces chiffres, elle est la seconde plus grande industrie du film après Bollywood et avant Hollywood. Selon les économistes qui se sont penchés sur ce phénomène urbain et financier, au-delà des films et des tragédies joués, Nollywood est un générateur de bénéfices.

La United States International Trade Commission (USITC) a déterminé que cette industrie rapporte chaque année, à l’économie nigériane, 600 millions de dollars. C’est le second plus grand employeur du pays après l’agriculture. Plus d’un million de personnes travaillent activement à la consolidation de ce temple du film à petit budget.

La popularité des films et autres longs métrages produits par Nollywood s’exporte par-delà les continents. Netflix, le géant de la distribution des films et séries en streaming et à la demande, a dédié une section entière de ses services aux films nigérians. Ainsi, passionnés et curieux peuvent se passer de DVD et suivre à loisir ces productions sur leur ordinateur ou tout autre support de leur choix partout où internet n’est pas censuré.

L’incidence de cette initiative peut échapper aux néophytes. Ceci dit, quand on sait que 25% des Nigérians accéderont à tous les services en ligne de façon régulière depuis leur téléphone mobile à partir de 2018, la donne change. Les statistiques affirment qu’on assistera à une augmentation de la demande de films nigérians en streaming, les plateformes de distribution telles que iROKOtv se multiplieront. Tous ces plans n’écartent pas une intensification de l’activité de Nollywood. Bien au contraire, l’industrie du film tournera à plein régime pour satisfaire cette demande.

source //http://ecceafrica.com/

La société civile tunisienne vainqueur du Prix Nobel de la Paix 2015:qu’est ce qui se cache derrière?

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Le comité Nobel a rendu public ce Vendredi le nom du récipiendaire du Prix Nobel 2015. Il s’agit ni d’une personne physique ni d’une personne morale mais de quatre personne morale recruté essentiellement — j’ai envie de dire exclusivement dans la société civile tunisienne. Ce  groupe de récipiendaire appelé « quartet pou le dialogue national tunisien »  est composé de :

  • la ligue tunisienne des droits de l’homme
  • l’ordre national des avocats tunisiens
  • l’unions générale des travailleurs tunisiens
  • l’Utica ( syndicat patronal)

les raisons invoqués au soutien du choix de cette candidature sont entre autre le rôle majeur joué par ce quartet dans la construction démocratique pluraliste en Tunisie après la révolution de jasmin  qui chassait Ben Ali du pouvoir et dont les suites prêtaient le flanc aux assassinats politiques et autres crises sociales.

Formé à l’été 2013, ce regroupement de la société civile tunisienne sonne comme un appel, une invitation des autres sociétés civiles africaines dont les pays connaissent des révolutions ou courent des risques de révolutions et crises majeurs liées à la vie politique. On peut déjà  le relever pou s’en réjouir le rôle de la société civile burkinabé en sa qualité de sentinelle du « bon jeu démocratique » si on s’en tient  à son activisme suite au denier putsch des pro Compaoré  sous la houlette du Général DIENDERE commandant du Régiment de  sécurité Présidentielle,  un an après la chute de leur mentor en Octobre 2014.

Toutefois, on ne peut s’étonner de ce choix du comité Nobel de la Paix et du rôle qu’il veut donner aux sociétés civiles quand des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer le rôle obscur joué par les grandes puissances dans ces « Printemps ». On voit très bien comme en Lybie la stabilité peine à être restauré même par l’ONU tant les différents tribus avaient été montées les unes conte les autres par ceux là mêmes qui avaient intérêt à voir chuter KADDAHFI. Il en est de même au YEMEN, en Ukraine.

Alors, on est en droit de se demander si ce prix Nobel 2015 n’est ni plus ni moins qu’une sorte   » d’alibi »,  de « discrimination positive »  quand on se rappelle les difficultés que connait la Tunisie depuis la chute de Ben Ali notamment les attentats terroristes avec encore en mémoire celui du Bardot!  Es ce une façon de donner du crédit aux révolutions de part et d’autre dans le monde quant on sait que les résultats notamment — la restauration de la démocratie, l’amélioration des conditions de vie des populations– sont très en deçà des publicités jadis distillées.

Quel qu’en soit les cas, il appartient aux sociétés  civiles africaines — révolutions ou pas — de prendre la main et d’être le véritable contre pouvoir en ces temps ci où on voit de plus en plus de coups d’États constitutionnels aux seules fins de perpétuer le maintien au pouvoir d’une personne et de sa cour de bouffons.

Demain appartient à la providence: Afriquemedia, pionnière montre la Voie aux autres medias

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« Les voies du Seigneur sont insondables » a t on coutume de dire: les emmerdes de la télévision panafricaine, Afriquemedia, emettant depuis Yaoundé le Cameroun  ont commencé de façon plus ou moins officielle quand le regime Ouattara a essayé sinon de rallier la chaîne à sa cause du moins de la faire taire parce que accusée à tort ou à raison de traiter quasi hebdomadairement et « partialement » l’actualité ivoirienne. Et pour cause, elle a toujours qualifié Ouattara d’être le « pion de l’occident » placé au pouvoir grâce à l’entregent narcissique de la France de Nicolas Sarkozy qui a, tel un mal propre, deportée le président Gbagbo à la Haye, non sans détruire le palais présidentiel du peuple ivoirien.  On se rappelle de la venue de la ministre de la communication ivoirienne en 2014 au Cameroun  qui aurait  été accusée d’avoir proposée plusieurs milliards de FCFA à la chaîne à cet effet sans succès.

Après cet episode,  Canal sat, le bouquet sur lequel afriquemedia émettait a malicieusement tenté de les reduire au silence en violant la convention qui les liait et en les supprimant net du bouquet satellite; très rapidement afriquemedia a rebondi. Afriquemedia dont l’objet social est celui de jouer un rôle actif dans la bataille médiatique mondiale pour restaurer la dignité de l’Afrique s’est démarquée depuis sa création des autres médias africains en ce qu’elle a compris que toutes les guerres dans ce nouveau monde se gagnent grâce aux médias. Elle n’a jamais laissée planée un doute sur sa ligne éditorialiste et a identifié les politiques de diplomatie internationale des grandes puissances comme étant les fondements du neo colonialisme qui plombent l’émergence de l’Afrique; Il est clair que dans cette occurrence, la France qui n’a jamais caché l’importance de l’Afrique dans son statut  de « grande puissance » sur la scène internationale  est un des obstacles au développement de l’Afrique. Ce n’est pas une vue de l’esprit quand on parle des réseaux Foccart de la France en Afrique ou Francafric, véritable nébuleuse qui, de façon officiellement officieuse agit en sous mains pour faire et défaire les régimes et les pouvoirs en Afrique pour le rayonnement de la métropole; la question du FCFA— Franc des Colonies Françaises d’Afrique, monnaie  qu’on en partagent les pays africains ayant connus la colonisation ou la tutelle française: cette monnaie est clairement identifiée comme étant un obstacle au décollage économique de cette partie de l’Afrique. Ne parlons pas du contentieux à venir des réserves africaines logées au trésor français, réserves qui enrichissent au propre comme au figuré la mère patrie sans aucune contre partie pour les véritables propriétaires qui reçoivent plutôt souvent des prêts à des taux bien onéreux. Pour toutes ces raisons, je comprendrais que la France voit d’un mauvais œil la « liberté de ton » d’afriquemedia qui ne va pas par quatre chemins pour les accuser des retards que connaît ces pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale même si par ailleurs, ils le font par le biais de noirs africains qu’on qualifient aujourd’hui de « forces endogènes ».

Pour toutes ces raisons sus évoquées, il apparaît que afriquemedia ne s’etait pas fait beaucoup d’amitiés. Que Le CNC —Conseil National de la Communication au Cameroun ait agi de façon professionnel ou pas, il n’en demeure pas moins que ses actions musclées ces derniers jours  contre afriquemedia ont surprises et choquées plus d’une personne et plus encore les inconditionnels de la liberté d’expression. Les supputations sont allées aussi bon train sur son instrumentalisation ou pas; Par qui? Pour quoi? Bien malin sera celui qui dira le fin mot de l’histoire. Mais l’histoire, la vraie, celle d’afriquemedia, personne des observateurs ne la voyait se dessiner il ya encore une semaine: ses deux bureaux à Douala et à Yaoundé ont été scellés pour un mois apprend t – on! Les voilà qui ont trouvé d’autres terres d’accueil: Tchad, Guinée Equatoriale et Russie.

Il est clair qu’avec afriquemedia, les médias africains ne seront plus les mêmes: il faut un pionnier qui, quoique souvent incompris balise le chemin et montre son abnégation face à l’adversité et aux turbulences. Je sens que progressivement, ils auront des studios dans les grandes capitales d’Afrique et du Monde.


Pour la gouverne des africains qui ne comprennent pas les enjeux et qui sont plutôt obnubilés par le « qu’en dira t on », qui se sont souvent sentis gênés devant leurs « amis » du ton peu politique de afriquemedia, oui ceux qui ne sont ni à gauche, ni à droite,  mais qui se conforme dans le politikment correct, sachez que le monde est divisé entre ceux qui « Lead » et ceux qui « Follow ». Ainsi, celui qui au moins une fois a pensé que afriquemedia aurez été un » bon media panafricaniste » si elle ne crachait pas son venin à tout vent, si elle ne parlait pas comme elle « parle » est un « follower » car dans un combat à mort (survie et émancipation de l’Afrique), on ne s’embarrasse pas de la bienséance. Stratégiquement parlant, il faut placer ton adversaire, ton ennemi en situation de celui qui fait le premier la faute. Les followers ou les moutons ne font pas l’histoire. Il vaut mieux dans une vie se tromper de « BONNE FOI » que vivre une vie fade. Plus que jamais Afriquemedia en est sortie grandie et son impact sera encore plus percutant: « Le monde c’est nous »


# COMMUNIQUE DE LUC MICHEL/ 

AFRIQUE MEDIA A QUITTE LE CAMEROUN ET ÉMET DEPUIS MALABO, NDJAMENA ET MOSCOU

« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort »
– Frédéric Nietszsche.

Bruxelles et Malabo, ce 13 août (5h du matin).

Depuis ce mercredi soir, AFRIQUE MEDIA TV émet depuis MALABO (Guinée Equatoriale) et NDJAMENA (Tchad), mais aussi de MOSCOU.
Les chefs d’état vraiment panafricanistes ont accordé à notre Télévision internationale panafricaniste le soutien qu’elle mérite.

Ceci fait suite aux manoeuvres de certaines forces au Cameroun, notamment le ministre de l’information qui a appuyé depuis juin la démarche illégale du CNC, et à la pression de gouvernements occidentaux. Le peuple a été méprisé. Les Panafricanistes vont devoir se compter au Cameroun …

LA RÉPRESSION A RENDU AFRIQUE MEDIA PLUS FORTE …

Ce n’est pas nous qui le disons mais la presse camerounaise.
A titre d’exemple voici un extrait de ‘La Nouvelle Tribune’ du Cameroun :
« Elle évite donc la fermeture à elle infligée par le CNC qui n’a autorité qu’au Cameroun. Il faut dire que la chaîne est de plus en plus prisée dans un contexte africain avec une montée du sentiment anti-occident en général depuis quelques années. Ce sentiment de rejet s’étant accentué avec la chute du régime de Kadhafi qui avait un soutien franc en Afrique noire, mais aussi celle de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Pour contrecarrer donc la décision du CNC, Afrique Média s’est exilé à Malabo.

Mais pendant trois jours, les débats en direct seront suspendus comme l’annonce une bande défilante en direct sur la chaîne. Cette suspension est due à des travaux nécessaires qui seraient en cours. Il faut dire que la décision des autorités au Cameroun, loin d’avoir affaibli la chaîne l’a rendue encore plus populaire et plus méfiante, cherchant à s’installer en Guinée équatoriale, pays plus sensible au discours panafricaniste, où la chaîne court moins de risques d’être fermée. Sur les réseaux sociaux, plusieurs africains ont accueilli avec joie cet exil, et attendent avec impatience la reprise des débats. »

PLUS QUE JAMAIS NOUS SOMMES AFRIQUE MEDIA !

Africains du Continent noir et de la Diaspora, militants de la Cause des Peuples en Eurasie, mobilisez vous !
Plus que jamais les COMITÉS AFRIQUE MEDIA que nous entendons organiser en Afrique et en Eurasie sont une nécessité !
AFRIQUE MEDIA a besoin de nous !!!

Luc MICHEL
jesuisafriquemedia@gmail.com
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Le 04 Août 1983 SANKARA devenait Président de la Haute Volta; Un Héros ne meure jamais!

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Le 4 août 1983, Thomas Sankara devient président de la Haute-Volta.

Né le 21 décembre 1949 à Yako, village du Yatenga, de père peul et de mère mossi, Thomas Sankara prend le pouvoir le 4 août 1983 et forme le Conseil National de la Révolution (CNR) qui s’engage sur la voie de la « révolution démocratique et populaire » afin de faire passer le pouvoir des mains de la bourgeoisie à celle du peuple. Un an plus tard, le 4 août 1984, fidèle à sa démarche, il renomme le pays République démocratique populaire du Burkina Faso, « la terre des hommes intègres ». Pour lui, les armoiries du pays doivent être des symboles qui créent le changement d’où la nouvelle dénomination. L’hymne national, appelé « Ditanie » materialise la victoire. Le drapeau portera désormais deux bandes horizontales rouge et verte, frappées au centre d’une étoile dorée à cinq branches.

Par ailleurs, on se rappelle de ses « échanges avec ses concitoyens dans des rencontres qu’on pourrait qualifier d’ « arbres à échanges » où il essayait dans une sorte de  « maieutique socratique » à accoucher les esprits. Fidèle à lui même, il parlait sans langue de bois aux présidents européens; ses échanges avec Mitterand resteront légendaires et font toujours attendre le prochain président africain qui aura l’audace de parler aux présidents de l’occident comme deux personnes du même rang parleraient.

SANKARA-COMPAORE, deux Hommes, deux Destins…Une morale pour les présidents africains en exercice

Il est agréable de constater comment ceux qui marquent positivement l’inconscient collectif de l’humanité peuvent accompagner l’histoire de l’evolution de cette humanité. Sankara, un homme qui aspirait  à vivre simplement et à apporter sa pierre à l’édifice de son pays a été lâchement assassiné. D’aucuns disent que cet assassinat a été ourdi de l’intérieur et que son ami et frère d’arme Blaise Compaoré y est pour quelque chose.

Quelque soit la vérité, c’est triste de savoir qu’il ya à peine un an Compaoré fuyait son pays qu’il dirigeait depuis 27 ans après la mort de Sankara et que son nom n’est plus cité qu’à l’occasion d’évacuations sanitaires, de changements de résidence,  d’affaires judiciaires où il devrait comparaître pour répondre des actes de haute trahison, d’assassinat. Il n’a plus le choix qu’entre la côte d’ivoire de son ami Ouattara et le Maroc où il va se soigner car même voyager pour l’europe est risqué puisqu’il peut y se faire arrêter à cause d’une plainte d’une association lambda; c’est triste!

S’il y’a une quelconque morale dans ces deux destins, c’est que même Mort on peut vivre éternellement si on a participé à l’oeuvre de perpétuation de la vie, si on a joué un rôle dans le projet divin pour l’humanité

Puisse les autres présidents africains s’inspirer des destins de ces deux personnages pour rectifier le tir et entrer positivement dans l’histoire.

Ali Bongo a encore fait quoi? Malgré ses « Je suis Charlie » la France a arrêté son Directeur de Cabinet

Maixent Accrombessi, directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba, a été placé ce lundi en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Paris pour y être entendu sur des faits présumés de corruption d’agent public étranger et de blanchiment  rapporte RFI. L’affaire sur laquelle il est entendu par la police judiciaire française débute en 2007 lorsque Tracfin, la cellule du ministère français des Finances chargée de la lutte contre la corruption, émet un signalement sur un contrat de marché public passé en 2006 entre l’Etat du Gabon et une société française, Track. L’entreprise basée en région parisienne est spécialisée dans la fabrication des uniformes militaires. Le contrat porte sur plus de 7 millions d’euros.

Il est curieux de constater que c’est à l’occasion de son séjour à Paris qu’on lui notifie la décision de garde à vue. Ce qui est encore plus curieux, c’est le fait de savoir qu’il s’agit d’une affaire qui a débuté en 2007 et on est donc naturellement en droit de se demander qu’est ce qui justifie l’opportunité et l’urgence  des poursuites en 2015? Il s’agit quand même du directeur de Cabinet d’un chef d’Etat! C’est vrai que les sociétés civiles africaines considèrent que les chefs d’États africains sont des sous préfets de la métropole et de ce point de vue sont comme de simples fonctionnaires de l’Etat français;

Mais on se serait attendu que pour la forme, la France demande à Bongo de prendre les dispositions pour écarter cette personnalité de sa vie publique avant toute interpellation si jamais les soupçons qui pèsent sur lui sont graves, vue qu’en principe depuis 7ans on devrait déjà avoir tous les éléments de poursuite. A moins qu’il s’agit de donner un « avertissement  » à son patron sur des « intérêts de la métropole » en souffrance!

Quand on fait une rétrospection dans l’actualité « Gabon-France », on doit quand même reconnaître que cette dernière année, ça n’a jamais été un long fleuve tranquille.

On en veut pour preuve le documentaire français sur la défaite de Bongo aux élections présidentielles, le livre de Pean qui dénie à Bongo la nationalité Gabonaise et l’empressement de Bongo à aller parader en France pour dire « je suis charlie » comme s’il voulait rassurer sur le fait qu’il ne change pas de cap.

On se rappelle encore les engagements de Ali Bongo en début de mandat où il annonçait une vague de mesures visant à industrialiser le Gabon et on se demande s’il n’a pas une fois de plus sacrifié le développement de son pays à l’autel de la sauvegarde du bien être de sa fratrie.

Au delà de cette actualité qui est comme un « remake » tellement  le mode opératoire des pays de l’Ouest est connu: « attendre les officiels africains lors d’un séjour en Europe pour les arrêter pour diverses raisons » définies par leurs institutions,  on se demande si les pays africains vont s’affranchir de ces « épées de Damoclès »–« instruments de clientélisme d’Etats » qui pèsent sur eux en dénonçant officiellement pareilles façons de faire qui ne sont pas conforme aux usages diplomatiques.

TERRORISME. Boko Haram: Ni Khalifat, Ni Escroquerie Economique

Le terrorisme se vend et s’achète. Les hommes politiques selon leur chapelle tiennent le discours de convenance. Les medias loin d’être à équidistance des points de vue, développent les thèses de leurs pourvoyeurs de fonds. Les enquêtes journalistiques, ça peut attendre. La propagande a le vent en poupe. Pendant ce temps les terroristes se nourrissent du sang de leurs victimes.

En Afrique, dans le Golfe de Guinée, Boko Haram sème mort et désolation. Outre le Nigeria qui subit la furie de cette secte, le Cameroun est de plus en plus la cible de ce groupe terroriste, qui, à ses trophées, a accroché le Niger et le Tchad. Qu’à cela ne tienne, ces tueurs à la gâchette facile essuient des défaites retentissantes face à la détermination des forces coalisées à protéger la population civile, défendre leur intégrité territoriale, les lois, et institutions nationales.

Techniques et stratégies se conjuguent. Peur et courage font chemin ensemble. Les renseignements et la traîtrise s’entremêlent. Information et propagande sont mises dans la même assiette. Rien n’est épargné.

Shekau aux abois

Traqué sans relâche et souvent mis en déroute par les soldats Camerounais bien avant l’entrée remarquable des soldats Tchadiens expérimentés dans la guérilla urbaine, la guerre de sable et du désert, Abubakar Shekau, chef de bande des terroristes Nigérians a depuis le début de l’année perdu son sang-froid. La peur au ventre, il a menacé, dans une vidéo postée le 5 Janvier sur Youtube, le président Camerounais Paul Biya de s’en prendre par ses actes d’une rare violence au Cameroun. Extrait : “Paul Biya, si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir droit au même sort que le Nigeria (…) Tes soldats ne peuvent rien contre nous,” avait-il déclaré en langue arabe. Le fanfaron !

Dernières rafales verbales d’un terroriste avant son séjour outre-tombe? Pas si sûr. Shekau avait peur. Mais il était sérieux. La panique d’avoir perdu plusieurs de ses proches dans une opération de l’armée Camerounaise après l’attaque contre Achigashia, localité du nord du Cameroun, fin Décembre 2014, justifiait cet “époumonement.” “Il semblerait,” selon l’Agence Chinoise Xinhua “que beaucoup de ses proches sont morts dans les tirs d’obus le 31 Décembre,” suite aux raids de l’aviation Camerounaise après l’attaque d’Achigashia à la frontalière du Nigeria, le 28 Décembre par Boko Haram. Une correction militaire dont le président Paul Biya s’en était saisie pour appeler les djihadistes à “prendre la mesure de ces lourdes pertes” qui par ailleurs avaient essuyé dans leurs différentes attaques sur le Triangle Camerounais, de lourdes pertes en vies humaines et en logistique de la part des forces armées de ce pays.

Nigeria, Manque d’Engouement

Ce conseil “amical” ou cette menace présidentielle, n’est pas resté dans le creux des vagues. Il est mis en exécution. Plus de répit pour la secte. “Traqués de part et d´autre de la frontière comme des rats palmistes, de milliers de combattants enrôlés dans la secte islamiste Boko Haram soutenue par l´occident se rendent par milliers avec armes et bagages aux forces de défense Camerounaise et Nigériane,” révélait Patrik Mballa dans un article publié le 21 Janvier, intitulé Boko A Rats: La débandade et le désespoir.

Mais la tâche est rude pour les soldats Camerounais dans leurs conquêtes victorieuses. Car le refus du gouvernement de Goodluck Jonathan à Paul Biya de faire campagne contre Boko Haram sur le territoire Nigérian, réduisait l’armée Camerounaise à une force de riposte. Chris Olukolade, le porte-parole de l’armée Nigériane, n’avait pas caché cette volonté Nigériane du respect de leur “souveraineté” territoriale, et l’avait exprimée. “Tout soutien est bienvenu, mais il devra se conformer à nos opérations en cours, car il s’agit de notre territoire,” avait-il dit. Prenant avantage sur cette mesure qui interdisait aux armées étrangères le “droit de poursuite” sur le territoire Nigérian qui serait considéré comme une “violation de souveraineté,” ces extrémistes attaquaient et se repliaient au Nigeria, leur base arrière.

En plus de cette contrainte, le manque d’engouement au combat du Nigeria, et l’opposition à un feu vert autorisant l’armée Camerounaise à livrer bataille sur son territoire,  Abuja se rappelait de l’humiliation qui lui avait été infligée par les soldats Camerounais dans la guerre de Bakassi. Permettre à ces mêmes soldats de faire le ménage sur leur sol apparaissait comme une humiliation de trop. Un aveu de faiblesse, pour ce pays considéré comme la puissance économique et militaire du continent. Il fallait du temps à ce “géant” pour digérer sa double défaite militaire et diplomatique face au Cameroun dans le conflit de Bakassi.

Tchad, Baïonnette Ajustée

Les louvoiements du Nigeria et l’expansion des éléments de Shekau au Cameroun font planer une menace sur le Tchad et son économie. Douala étant son principal port de ravitaillement. Deby s’engage et s’explique, à l’occasion de la présentation de ses vœux le 20 Janvier au corps diplomatique. “Le Tchad vit difficilement les crises violentes qui l’entourent. Celle qui sévit au Nigeria en particulier, et qui s’est propagée au Cameroun, nous préoccupe au plus haut point. …Le Tchad ne saurait rester indifférent devant cette escalade de la terreur menée par une horde d’illuminés et de drogués.”

Les troupes Tchadiennes déployées, le porte-parole du gouvernement Tchadien annonce les couleurs. “Nous allons réagir et montrer la force de frappe de l’armée nationale Tchadienne.” Et de préciser, “Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes Camerounais, Nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram.”  Le ministre Nigérien des Affaires étrangères Mohamed Bazoum qualifie cet engagement “d’évolution positive la plus significative dans la lutte menée contre les islamistes Nigérians.”

Forces Coalisées, Impact

La traque inlassable de Boko Haram par l’armée Camerounais, d’une part, l’entrée en scène sur le théâtre des opérations par le flan terrestre et aérien de l’armée Tchadienne rompue au combat, d’autre part, et la chute lamentable enfin, de Goodluck Jonathan qui pouvait et devrait éradiquer cette secte, mais qui s’était malheureusement montré très docile avec elle, changent la donne sur le plan militaire.

L’ingéniosité militaire de l’armée Tchadienne, la capacité défensive et offensive indéniable des forces Camerounaises, le dévouement au front des troupes Nigériennes, font perdre du terrain aux terroristes. Sans armes ni bagages, ils “fuient.” Ils abandonnent camps, villages, villes, hameaux et les corps des leurs tombés sous des balles antiterroristes. Ainsi, des localités comme Gambaru, au Nord Est du Nigeria, Dikwa, dans l’extrême nord du Nigeria à la frontière avec le Cameroun, Baga, ville stratégique du Nord Est du Nigeria, située sur les rives du Lac Tchad, tout comme Malumfatori, sont reprises à ce gang de “drogués” et “d’illuminés.”

Lorsque l’armée Nigériane qui fait l’objet de nombreuses critiques avait daigné écraser son orgueil et permettre au Cameroun une petite incursion sur son territoire, les villes de Mafa, Mallam Fatori, Abadam, Marte aux mains de ces “dévoyeurs” de l’Islam avaient été libérées lors d’une opération conjointe avec les forces Tchadiennes en Février 2015.

La pression des forces coalisées sur Boko Haram ne lui permet plus d’occuper les localités qu’il attaque. Il se résigne à lancer l’assaut, tuer, piller, et s’enfuir. C’est ce qu’il avait fait lorsque en Février, il a attaqué la ville Nigérienne de Bosso située au sud du pays, à la frontière avec le Nigeria et le Tchad, et séparée du Nigeria que par une rivière, la Komadougou Yobé. Cette ville presque fantôme, avait été désertée à la fois par la population, et les assaillants qui s’étaient retranchés à Malam Fatori, côté Nigéria.

Fotokol, Masques Brisées

Les victoires alliés qui se poursuivent, n’ont pas grisé les autorités de ces pays. Ils ont décidé d’accroître le niveau d’alerte sécuritaire et de renforcer le dispositif opérationnel mis en place pour la sécurisation des localités situées sur les lignes de front. Ce qui n’était pas fait pour faciliter la tâche à Boko Haram. Conséquences, les taupes et les mains ténébreuses sont sorties de l’ombre. Puis entrées en action.

Vigilantes, l’armée Camerounaise les a acculées. Et enfin, les masques sont tombés à Kolofata.

Récit. Dans une offensive des soldats Camerounais contre les attaques des fossoyeurs de l’Islam le 12 Janvier, ces derniers ont perdu  140 des leurs. Entre autres 70  assaillants faits prisonniers, huit sont d´origine Européenne. Outre ce butin humain, “Deux chars de guerre, deux avions cargos du type Antonov en provenance du Qatar contenant des munitions et armes lourdes ont été également saisis,” avait ébruité le journaliste et écrivain Hubert Etoundi. Mais aussi les “armes d’assaut” et “du matériel de transmission ultram.” Boko Haram apparaissait donc comme la main visible de la déstructuration du Golfe de Guinée. Ce que confirma le ministre Tchadien de la Communication, Jassan Sylla Ben Bakari le 4 Mars en visite de travail à Yaoundé, capital Camerounaise, en explicitant que “40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication Française.”

A sa suite, son homologue Camerounais Issa Tchiroma rappela “qu’aucun pays Africain ne fabrique des armes. Tous les pays Africains achètent des armes auprès des pays comme la France, la Russie, les Etats-Unis.” Un langage subtile mais clair pour indiquer les origines de ces armes, et sûrement les probables fournisseurs de Boko Haram.

France, Réactions Epidermiques

Comme il fallait s’y attendre, l’ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon, sort de sa grotte, se masturbe dans un communiqué et éructe.  “Selon plusieurs rapports, une grande partie des armes de Boko Haram a été prélevée à l’armée Nigériane, une autre provient de trafics illégaux dans la région.”  Personne, sauf les Français et leurs alliés peuvent croire à ce discours cousu de mensonge. D’ailleurs Fréderic Schneider lui apporte une contradiction impitoyable. “Certains observateurs doutent que le commerce des otages, raison officielle avancée le plus régulièrement, suffise pour armer et entretenir l’armée rebelle.” C’est dit!

Mais comme pour enfoncer plus loin le clou, Afrique Media TV dans son émission Le Débat Panafricain du 18 Janvier, révèle qu’“un container frappé du sceau des Nations Unies avait été saisi au Nord du Cameroun.” Ce colis diplomatique contenait “des armes et matériels militaires en direction de Boko Haram.” La France par l’ONU interposée, n’était pas à sa première expérience de convoyage des armes sur le territoire Camerounais. Au temps fort des disputes électorales en Côte d’Ivoire, les autorités sécuritaires du Cameroun avait mis la main, le 4 Mars 2011 sur trente containers d’armes estampillés du sceau de cette organisation plus mafieuse qu’humanitaire, en provenance du Tchad, transitant par Garoua-Boulai, dans le Lom et Djerem, pour ravitailler les rebelles de Alassane Ouattara. Ceux qui avaient craché sur Gbagbo à l’époque des faits, reçoivent aujourd’hui leur propre crachat sur le museau.

Mineurs, Bombes Humaines  

Pressurisé, Boko Haram bat de l’aile. L’idée de renverser le gouvernement de Yaoundé, déstabiliser le Cameroun, porte d’entrée dans le Golfe de Guinée, par la mécanique militaire, ne fleurit plus. Le parrain, la France, met en marche une nouvelle stratégie. Les attentats-suicides. Du Nigeria au Cameroun, en passant par le Niger et le Tchad, les artificiers de Boko Haram chosifient les mineurs, les minent, et les font exploser à distance dans des lieux publics.

Plusieurs attentats suicides sont alors perpétrés au Nigeria où, des bombes “artisanales” placées sur des supports humains explosent et déchiquettent plusieurs centaines de personnes innocentes. Cette autre forme de guerre asymétrique, s’abat sur le Niger.  Le Tchad, tête de proue de la contre-offensive face à Boko Haram passe à la trappe. Deux attaques simultanées contre le Commissariat central et l’Ecole de police de N’Djamena font 24 morts et une centaine de blessés le 15 Juin 2015.  Le président Deby de retour du 25e  sommet de l’Union Africaine tenu à Johannesburg déclare, “la main invisible et ses commanditaires viennent de nous frapper durement. Et c’est avec une très grande tristesse que nous avons appris cette nouvelle bouleversante.” Cependant, le président Tchadien n’était pas surpris par ces actes de terreur. “Je ne suis pas trop surpris puisque depuis notre engagement le 17 Janvier 2015 aux côtés des pays qui sont menacés par les terroristes –Nigeria, Niger, Cameroun–, j’ai continuellement dit au gouvernement de ne pas baisser la garde.”

Enfin, parmi les pays engagés au front, le Cameroun va essuyer en l’espace de quatre jours, les 22 et 25 Juillet, trois attentats suicides. Celui du 25 avait été perpétré par une kamikaze adolescente faisant au moins 20 morts dans la ville de Maroua, déjà frappée quelques jours plutôt, le 22, par une double attaque meurtrière faisant 13 morts. Ces trois derniers attentats bouclaient une série de cinq attentats-suicides commis au Cameroun en deux semaines. Puisque le 12 Juillet, deux femmes kamikazes s’étaient fait exploser à Fotokol, localité frontalière du Nigeria, tuant dix civils et un soldat Tchadien.

Blanc Comme Neige

Ces porteurs de mort ne sont pas seulement nègres malgré les démentis répétés de Robichon qui s’activait entre autres à monter Musulmans contre Chrétiens.  Même quand son patron, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères avait contacté Yaoundé pour exiger la libération et le rapatriement des huit soudards Français capturés par les soldats Camerounais, elle ne l’a pas bouclé en dépit des évidences. Fabuis n’ignorait pourtant pas que le Cameroun a une juridiction et des lois anti-terroristes, lui permettant de juger les terroristes sur son territoire. Tout simplement aveuglé par l’esprit paternaliste Français à l’ égard de l’Afrique. Malheureusement pour lui, Yaoundé n’est pas Abidjan. Et Biya loin d’être Ouattara.

Néanmoins, la France décide de boire la coupe jusqu’à la lie. Ainsi, avant l’arrivée le 5 Juillet, au Cameroun du président Français Hollande, qui avait aussi au menu de sa rencontre avec le président Biya la question de la libération de huit de ses compatriotes terroristes, “douze blancs lourdement armés avaient été arrêtés à Mvomeka,” divulgua Jean De Dieu Ayissi, chef d’antenne Radio Tiemeni Siantou  à Yaoundé. Le 25 Juillet, pendant que certains se faisaient exploser, l’Equipe Spéciale d’Intervention Rapide –Police– arrêta un homme de race blanche en possession des explosifs au quartier Briqueterie à Yaoundé.

Les preuves des affaires terroristes en territoire Camerounais s’accumulent contre la France. Banda Kani, homme politique et analyste politique Camerounais dévoila qu’un “hélicoptère avait été intercepté au Nord Cameroun déposant des armes, des munitions et des dollars” à Boko Haram. Une manne sur laquelle les populations se sont ruées, “se sont servies sur les dollars, avant de fuir leur village de peur des représailles de Boko Haram qui devaient arriver prendre leur butin déposé par cet hélicoptère.”

Khalifat ou Pillage

Ni l’un de l’autre. Aucun pays au sein des forces coalisées, ni le frileux Nigeria, ne permettra à Shekau et ses complices d’installer un Khalifat aussi petit qu’il soit, sur la plus infirme portion de son territoire. Le président Pascal Lissouba disait qu’“il n’est pas interdit de rêver.” Shekau et ses maîtres qui sont passés du rêve au cauchemar peuvent toujours sortir de leur cauchemar et re-rêver.

Autant il n’y aura pas de Kalifat pour Shekau, c’est aussi vrai que l’occident ne pourra jamais vaincre la détermination des Camerounais, clef de voûte du Golfe de Guinée, pour entrer en possession du plus grand gisement d’uranium au monde récemment découvert dans ce pays, ni l’or, le diamant, ni la nappe mer du pétrole de Doba au Tchad qui se trouve au nord Cameroun. Ils ne pourront donc pas par le Cameroun, étendre leur système de pillage aux pays alentours.

Les dés sont jetés. Il ne leur reste plus qu’à les lire. Car, il n’y aura pas de second jet.

Dr. Feumba Samen, Galena, Ohio, USA

Source:  http://www.mamafrika.tv/blog/2015/08/03/terrorisme-boko-haram-ni-khalifat-ni-escroquerie-economique/

Voic Pourquoi la France veut que Boko Haram devienne Etat Islamique en Afrique de L’Ouest

C’est un secret de polichinelle que Boko Haram est defait au propre comme au figuré et que les divers attentats terroristes et kamikazes qu’elle met en place visent à donner l’illusion qu’il n’est pas anéanti.

Il faut dire que Boko Haram, pseudo groupuscule terroriste africain « rejet de l’ecole occidentale » n’a toujours été qu’une chimère au vue de leur activisme à détruire l’Afrique et les intérêts africains en lieu et place de ceux de « l’école occidentale ».

Après avoir révélés que Boko Haram voulait négocier,  RFI et France 24, médias mainstream française de propagande de la politique étrangère hexagonale construisent insidieusement, malicieusement la dernière option aux mains de l’Etat Français que certaines voix au sein des opinions publiques africaines accusent d’être déléguée par ses pairs impérialistes d’encadrer et d’accompagner le travail de Boko Haram sur le terrain. Des informations relatives aux matériels, aux armes et à de l’argent qu’un avion français aurait largué pour les combattants de Boko Haram ont largement circulé.

En effet, RFI, France 24 préparent les opinions à acter le Changement de nom de Boko Haram qui est appelé par eux « Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO) ». Ainsi, Boko Haram version  » rejet de l’école occidentale » ne pouvant plus rien revendiquer de façon structurelle, il faut qu’il intègre une autre dénomination avec une nouvelle vision: celle de revendiquer le droit de créer un Etat, un Califat.

Mais, là où le bât blesse vraiment c’est qu’en lançant cette nouvelle dénomination, on l’affilie à l’ Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL). J’ai été désabusé en lisant sur wikipedia que Boko Haram fait partie des « plus importantes » groupes djihadistes à avoir fait allégeance à EIIL. Curieux et bizarre n’est ce pas? Il ya à peine une semaine qu’on parle de cette allégeance et notre Boko Haram fait déjà partie des « plus importants? ». Pourquoi EIIL?

Eh bien, depuis Aout 2014, l’ EIIL est le groupe terroriste contre lequel ‘ »une coalition internationale » de 22 pays intervient militairement. Et donc, les décideurs, ont voulu s’arroger le droit d’intervenir sans mandat de qui conque et à n’importe quel moment sur EIAO.

Je soupçonne donc une recrudescence très prochaine des attentats de Boko Haram et ou des kidnappings d’étrangers. Les autorités sont appelés à interdire aux touristes de s’aventurer partout. Et je suis déjà déçu de voir comment les médias africains vont continuer le travail de RFI en repassant en boucle la nouvelle dénomination.

Fabrication des CNI au Cameroun: Une Française Remplace Une Française

Depuis Février 2015 date à laquelle le Cameroun a mis fin au contrat qui le liait avec Thales, l’entreprise française chargée de la production des cartes nationales d’identité, les supputations allaient bon train sur qui allait reprendre la place laissée vacante.

La lutte contre Boko Haram a par ailleurs permis de constater une distribution anarchique des CNI à des individus dont leur nationalité camerounaise étaient remise en cause; Si certains élements des force de l’ordre auraient été appréhendé avec des importants stocks de CNI, pour beaucoup de personnes dans la rue, Thales, entreprise française, se serait aussi livrée à une distribution de la nationalité camerounaise à des fins inavoués. Et dans un elan patriotique, certaines personnes estimaient qu’il était grand temps que le Cameroun octroi cette activité à une entreprise nationale et patriotique.  Le problème c’est qu’en l’état actuel, aucune entreprise à capitaux nationaux ne possède la technologie pour effectuer pareille travail.


Ces derniers mois, à tort ou à raison, beaucoup de rumeurs faisaient état de ce que l’Etat français mettait la pression sur le Cameroun pour avoir « la tête » de Barga Guele, DGSN pour avoir mis fin au contrat qui nous liait avec Thales depuis 20ans.
Bien malin qui pourra dire la vérité sur ces rumeurs. Mais au regard de la nouvelle actualité, on se demande si un autre enfant de la même maison n’a pas été pris en remplacement de celui qu’on aurait chassé en vue de calmer la colère du colon de père fouettard.
C’est du moins comme ça qu’on pourrait interprété le fait que Le Cameroun et l’entreprise française Gemalto ont, ce 31 Juillet 2015 à Yaoundé, paraphé un contrat pour la sécurisation de l’identité au Cameroun.

Selon le contrat, Gemalto doit produire la carte d’identité nationale, le passeport biométrique et la carte de séjour sécurisés et infalsifiables aux usagers. Gemalto avait déjà postulé il y a quelques années pour la sécurisation du fichier électoral d’Elections Cameroun.  Quelque soit l’expertise de Gemalto, on se demande quelles sont les mesures que la DGSN a prises afin que la nationalité Camerounaise ne soit plus violée et bradée. Il est grand temps pour notre pays d’avoir en son sein des équipes de travail, sorte  d’Agence d’intelligence stratégiques (AIS), spécialisées dans la sécurisation des données et le contrôle du travail effectué par toute entreprise étrangère dont les activités s’effectuent sur un domaine régalien de l’Etat en attendant que progressivement des entreprises  à capitaux nationaux avec des participations publiques soient mises en place pour prendre la place.

Communiqué Final Biya- Buhari: Enfin La première vraie Coopération Sud-Sud Pour l’Émergence!

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Quel gâchis se sont dits à plusieurs reprises les hommes avisés intellectuels, scientifiques, businessmen, artistes du Cameroun et du Nigeria de voir deux voisins, deux frères si plein de potentialités et dont le potentiel de porter l’Afrique aux cimes les plus haut de la croissance — se regarder presque en chiens de faïence. Si  le Cameroun est ni plus ni moins un géant encore endormi, le Nigeria est, selon un dernier rapport de la Banque mondiale, la 1e puissance Economique d’Afrique depuis 2015. D’aucuns ont souvent ironisé ou prophétisé, que le réveil du Cameroun, affectueusement appelé l’Afrique en miniature, marquera l’envol de l’Afrique tout entière.

Si comme semble le dire beaucoup de rumeurs en Afrique Centrale, la France et les USA seraient derrière Boko Haram dont l’agenda unique et secret etait d’entretenir l’insécurité parmi les pays du Bassin du Lac Tchad en vue d’aider à chasser Biya du pouvoir et par la suite les autres chefs d’Etats devenus par le temps indociles aux injonctions de l’Ouest, on peut dire au regard de la dernière visite de BUHARI, chef d’Etat Nigérian, devenu historique de part des relations difficiles qu’entretenaient les deux pays que  » le temps prête toujours à ceux qui tiennent bon ».

En effet, Boko Haram plus que d’envenimer les relations entre les deux pays semble avoir « rapprocher les deux frères ennemis » et la délivrance de la rencontre au sommet des deux Etats du 29 Juillet 2015 est porteuse d’espoir pour les pays de la sous région.

Au delà du renforcement de la coopération en matière de renseignement, de surveillance des frontières, des côtes communes, la Bonne nouvelle de cette rencontre concerne le développement économique des deux pays qui doit connaître un boom avec  la Libre circulation des Personnes et des Biens:

  • En effet, un rendez vous ferme a été pris en Octobre 2015 à Abuja pour la tenue de la première session du comité des affaires consulaires et d’immigration Cameroun Nigeria en vue de procéder à la revue du protocole d’accord en matière de libre circulation des personnes et des biens signé en 1963.
  • L’accord déjà paraphé sur la coopération transfrontalière en matière d’hydrocarbures dont le processus de signature en vue de son opérationnalisation va accroître considérablement les échanges commerciaux entre les deux pays; l’expertise de part et d’autres dans le raffinage des bruts s’en trouveront améliorée. On comprend la raison d’être du développement de la Sonara
  • La volonté d’achever dans les brefs délais les travaux de construction du corridor routier Bamenda Enugu marque une ère nouvelle dans les échanges commerciaux entre les deux pays.
  • la convocation d’un Forum d’affaires entre le Cameroun et le Nigeria à Abuja, certainement d’ici 2016 au plus tard ne va pas être vu d’un bon oeil par toutes les puissances notamment la France qui a toujours considéré nos pays comme des comptoirs pour ses produits manufacturés

On espère que la société civile va s’investir pleinement dans ce renouveau des relations bilatérales entre le Cameroun et le Nigeria en vue de jouer son rôle en tirant la sonnette d’alarme si les projets ne se concrétisent pas rapidement.

L’émergence ou le décollage économique véritable du Cameroun est tout à côté, il est au Nigeria, pays de 174 000 000 d’habitants consommateurs potentiels des produits de l’agro industrie camerounaise.

https://www.prc.cm/fr/multimedia/documents/3952-visite-du-president-buhari-au-cameroun-communique-conjoint-fr