La société civile tunisienne vainqueur du Prix Nobel de la Paix 2015:qu’est ce qui se cache derrière?

respect

Le comité Nobel a rendu public ce Vendredi le nom du récipiendaire du Prix Nobel 2015. Il s’agit ni d’une personne physique ni d’une personne morale mais de quatre personne morale recruté essentiellement — j’ai envie de dire exclusivement dans la société civile tunisienne. Ce  groupe de récipiendaire appelé « quartet pou le dialogue national tunisien »  est composé de :

  • la ligue tunisienne des droits de l’homme
  • l’ordre national des avocats tunisiens
  • l’unions générale des travailleurs tunisiens
  • l’Utica ( syndicat patronal)

les raisons invoqués au soutien du choix de cette candidature sont entre autre le rôle majeur joué par ce quartet dans la construction démocratique pluraliste en Tunisie après la révolution de jasmin  qui chassait Ben Ali du pouvoir et dont les suites prêtaient le flanc aux assassinats politiques et autres crises sociales.

Formé à l’été 2013, ce regroupement de la société civile tunisienne sonne comme un appel, une invitation des autres sociétés civiles africaines dont les pays connaissent des révolutions ou courent des risques de révolutions et crises majeurs liées à la vie politique. On peut déjà  le relever pou s’en réjouir le rôle de la société civile burkinabé en sa qualité de sentinelle du « bon jeu démocratique » si on s’en tient  à son activisme suite au denier putsch des pro Compaoré  sous la houlette du Général DIENDERE commandant du Régiment de  sécurité Présidentielle,  un an après la chute de leur mentor en Octobre 2014.

Toutefois, on ne peut s’étonner de ce choix du comité Nobel de la Paix et du rôle qu’il veut donner aux sociétés civiles quand des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer le rôle obscur joué par les grandes puissances dans ces « Printemps ». On voit très bien comme en Lybie la stabilité peine à être restauré même par l’ONU tant les différents tribus avaient été montées les unes conte les autres par ceux là mêmes qui avaient intérêt à voir chuter KADDAHFI. Il en est de même au YEMEN, en Ukraine.

Alors, on est en droit de se demander si ce prix Nobel 2015 n’est ni plus ni moins qu’une sorte   » d’alibi »,  de « discrimination positive »  quand on se rappelle les difficultés que connait la Tunisie depuis la chute de Ben Ali notamment les attentats terroristes avec encore en mémoire celui du Bardot!  Es ce une façon de donner du crédit aux révolutions de part et d’autre dans le monde quant on sait que les résultats notamment — la restauration de la démocratie, l’amélioration des conditions de vie des populations– sont très en deçà des publicités jadis distillées.

Quel qu’en soit les cas, il appartient aux sociétés  civiles africaines — révolutions ou pas — de prendre la main et d’être le véritable contre pouvoir en ces temps ci où on voit de plus en plus de coups d’États constitutionnels aux seules fins de perpétuer le maintien au pouvoir d’une personne et de sa cour de bouffons.

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