La Diaspora Camerounaise: et si TIKI n’etait que la partie visible de l’iceberg?

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L’actu sur le  Camerounais de la diaspora  TIKI remet au goût du jour le rôle de la diaspora Camerounaise qui, contrairement à ceux  d’autres pays peut souvent aller jusqu’à se renier pour dit il s’affirmer quand il ne sert pas d’autres desseins souvent scabreux contre son pays d’origine. Attendez n’allez pas croire que je dis que tous  les camers de la diaspora font pareils mais c’est un peu très proche de la réalité quand on fait un rapprochement avec d’autres diaspora. Personnellement, je pense qu’on a toujours le choix; chaque environnement a ses contraintes et celà n’empêche pas ceux qui veulent se réaliser et impacter leur environnement de le faire qu’on soit à Dubaï, à Los Angeles, à Glasgow, en Afrique du Sud, à Paris, à Lagos ou à Douala .

Après les Actes 1 et 2 qui réservaient des accusations respectivement à l’Opposition et au Peuple, voici l’Acte 3 qui clôture notre épilogue. La Diaspora Camerounaise y est ainsi épinglée.

En découvrant le terme « diaspora » dans le dictionnaire, on constate dans un premier temps qu’il évoque la dispersion des Juifs sur la terre au cours des siècles hors du territoire de leurs ancêtres. Ensuite une extension a été portée à d’autres peuples. On se permet donc ici de nommer par Diaspora Camerounaise l’ensemble des Camerounais en dispersion hors du territoire natal. Mais ne soyons pas naïfs, nous parlons ici des personnes portant le Cameroun dans leur cœur et qui ont avec eux une contribution potentielle à apporter au pays. D’un point de vue transversal, on peut poser un constat et dire que les points d’intérêts de cette contribution sont globalement : La Culture (intellectuelle, artistique, sportive), la Technologie (innovation, médecine, standards internationaux) et l’aspect Economique (investissement, développement des affaires). Voilà les trois aspects Mr le Juge sur lesquels j’attends la Diaspora du Cameroun. Mais que n’ai-je pas comme surprises ?

Un bon nombre d’entres eux s’adonnent essentiellement aux western union ou money gram dont une bonne partie file directement aux bars et aux vendeurs de soya. Chaque fin d’année, lorsqu’on cumule ces transferts volatiles, on constate que les montants donnent du tournis. Car on voit ce qu’ils ont envoyés, mais on ne sait pas trop ce qu’on en a fait. Ils soulagent des familles, leurs familles, c’est vrai. Mais a-t-on évalué l’effet pervers qui en découle ? J’ai nommé « La fainéantisation des familles par la Diaspora ». Pourtant, il y a moyen de transformer cet argent, du moins une bonne partie en investissement véritable pouvant impacter sur la durée le développement.

Lorsqu’on évoque la contribution technologique, on est en droit d’être déçu. Combien de médecins et d’ingénieurs Camerounais retrouve-t- on en exercice hors du Cameroun ? Lorsqu’on se promène dans les hôpitaux ou dans des boutiques médicales le long du Cameroun, on se demande si les médecins à l’étranger ont aussi mal au cœur en constatant les dégâts ? si oui, que font-ils pour rehausser le niveau de la prise en charge médicale dans leur pays ? Faut il toujours que chaque courageux crée sa petite clinique ? Mr. le juge, en temps normal, ces médecins auraient déjà dû faire du Cameroun une destination du tourisme médical, car leur nombre, leur compétence, et leur diversité peut être pris pour acquis. Mais que vous manque-t- il bon sang ?

Le pays est en construction. On recherche aussi des ingénieurs formés à l’étranger. On ne les voit pas assez. Pourtant, le besoin est énorme. Qui viendra concevoir nos outils électriques pour éclairer le Cameroun et le sortir de l’ombre ? Qui viendra nous sortir des griffes de ces multinationales qui nous pompent un demi-milliard de CFA par kilomètre de route bitumée ? Alors qu’avec nos carrières, nos pouzzolanes, nos résidus du pétrole, on était en droit d’inventer notre style de goudron à bon pris et ainsi bitumer tout le Cameroun ? On n’arrive toujours pas à transformer ce qu’on produit, quand bien même on produit quelque chose. Où sont passés ces prétendus ingénieurs en biotechnologie alors que les standards de nutrition restent globalement rudimentaires au Cameroun ? Je dis et je maintiens que tous ces ingénieurs Camerounais versés en Allemagne, en France, au Canada, aux USA, tant qu’ils n’ont pas impacté véritablement de leur génie le pays appelé Cameroun, je suis désolé, ils ne servent à rien, ils ne valent rien et pire n’ont rien compris aux enjeux de l’heure, ils ont échoué.

On se croirait sauver par la culture, mais à part 2 ou 3 noms qui arrivent à se faire remarquer, tous les Camerounais de la diaspora, notamment ceux de l’Occident ne loupent pas l’occasion d’une soirée, d’un concert. Ce qui est bien pour maintenir le rythme et préserver la chaleur nationale. Mais ça devient lamentable lorsqu’il s’agit de l’abscisse ou de l’ordonnée des gens. Rester dans le « jouissif » pervertit l’homme et l’éloigne entièrement des réalités et surtout des priorités. Invitez vos compatriotes Parisiens ou Berlinois à un débat sur l’avenir du Cameroun, ils ne viennent pas. Invitez les à un bal très branché avec en prime une artiste pornographique qui prétend faire du Bitkussi au Cameroun, là toutes les places s’arrachent.

Mr le juge, permettez moi une petite comparaison. A côté du Cameroun, il y a un pays appelé Nigeria. La diaspora y a relevé le niveau technique en presque tout. La manipulation de la Bourse ne leur échappe plus. La qualité de leurs musiques et de leurs films qui faisait l’objet des moqueries de la part des Camerounais a pris une verticalité manifeste. Allez voir comment on construit désormais les maisons familiales au Nigeria. Les salles de labo de leurs universités blasent nos étudiants de Polytechnique. La main de la Diaspora Nigériane des UK et des USA est passée par là. Un autre exemple pas loin de nous, celui du Rwanda. A l’allure où ses émigrés implantent les petites entreprises sur la terre natale, on a l’impression qu’ils se sont passés le mot. L’exemple le plus parlant reste bien sûr celui d’Israël. Un pays qui n’existait pratiquement pas a pu bénéficier des contributions tous azimuts de ses membres éparpillés sur la planète. Et aujourd’hui, ils sont simplement craints pour ne pas dire qu’ils imposent le respect.

Qu’on ait une diaspora aussi diversifiée, compétente et nombreuse comme celle du Cameroun est une chose. Mais constater qu’elle n’utilise même pas les 5% de son potentiel sous prétexte que le régime de Yaoundé les empêche d’agir est à mon sens un signe de grosse désertion. Diaspora Camerounaise, que te manque-t-il pour impacter visiblement le développement de ton pays ? Pourquoi t’endors-tu sur tes potentialités ?

Bazou Batoula (bazou.batoula@gmail.com)

http://amizaprod.com/diaspora-camerounaise-a-la-barre/

De son vrai titre: Mr. Barthelemy porte plainte : La Diaspora Camerounaise à la Barre. (Acte 3)

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